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 Hell, Lolita Pille

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Pom-chan
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MessageSujet: Hell, Lolita Pille   Mar 4 Déc 2007 - 11:33



Résumé :
"Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme."

Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir. Entre romantisme et cynisme, voici les débuts d'un adorable monstre de dix-neuf ans.


Avis personnel :
Je vous mentirai en disant que je n’ai pas aimé ce livre. Mieux, je l’ai adoré. Malgré mes préjugés quant à ce genre de littérature, moi adoratrice des auteurs du 19ème, je me suis laissée emportée par la spirale infernale de Hell. C’est devenu mon livre "fétiche", celui que je relis sans cesse, ma presque Bible. C’en est presque transcendantal ^^
Venons-en au fait. Hell, au début, peut rebuter, par cet aspect de déjà vu, de remâché : l’histoire de ces gosses de riches bien à plaindre, dans leur désillusion continuelle, ceux qui ne vivent que pour futilités, ayant oublié ce qui faisait la vraie essence de la vie : le désir, celui de vivre surtout. Mais Hell est différent. Dès le début, on est happé dans la vitesse de l’écriture, celle que l’on peut assimiler à celles des voitures de luxe, lancées à deux cent à l’heure sur les avenues le soir, cette écriture traduisant le désir de vivre, toujours plus fort, celui de se sentir vivre au travers des excès, repousser toujours plus loin les frontières de la mort, en réchapper de justesse, et recommencer. Une continuelle tentative pour essayer de donner un sens à sa vie. Les mots sont beaux, les mots sont crus, voire cruels. Tout respire la vie et la fuite en avant. Ce livre m’a époustouflée.
Je vous conseille donc de le lire. D’ailleurs, il est plutôt court (moins de 200 pages en livre de poche), et il faut entre 1h30 et 2h30 pour le lire. Le style est vraiment agréable, celui de la jeunesse écorchée, qui cherche à exorciser son mal-être, dans une inspiration baudelairienne et rimbaldienne. C’est d’autant plus impressionnant que ce roman a été écrit par Lolita Pille alors qu’elle n’était agée que de 19-20 ans. Pour son premier roman, elle s’en sort avec brio (j’ai nettement moins apprécié son deuxième roman, Bubble gum, beaucoup trop ressemblant, mais continuant par certains aspects d’être innovant), on peut donc lui excuser les excès de caricature, dans lesquels elle peut parfois tomber.


Quelques extraits :

Citation :
Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIe, mieux habillée que la maîtresse de votre patron. Si vous êtes serveur dans un endroit «branché» ou vendeur dans une boutique de luxe, vous me souhaitez sans doute la mort, à moi, et à mes pareilles.

Citation :
Je suis française et parisienne et je n'en ai que faire, je n'appartiens qu'à une seule communauté, la très cosmopolite et très controversée Gucci Prada tribe; le monogramme est mon emblème. Je suis un peu caricaturale. Avouez que vous me prenez pour une sacrée conne en total look Gucci, sourire bleeching et cils papillonnants. Vous avez tort de me sous-estimer, ce sont des armes redoutables, c'est grâce à elles que je dénicherai plus tard un mari au moins aussi riche que papa, condition sine qua non de la poursuite de mon existence si délicieusement et exclusivement futile. Car travailler n'entre pas dans la liste de mes nombreux talents. Je me ferai entretenir et voilà. Comme mère et grand-mère avant moi. Cela dit, depuis quelques décennies, la concurrence est rude sur le marché matrimonial de grand luxe. Les bons partis sont sollicités de toute part par une armada de mannequins, de secrétaires, et autres soubrettes ambitieuses dont les dents blanches rayent le parquet et qui ne reculent devant rien pour se tailler la part du lion.

Citation :
Vous savez, le monde est divisé en deux, il y a vous et puis il y a nous. C'est sibyllin, je vous l'accorde... Je m'explique. Vous avez une famille, un job, une voiture, un appartement que vous n'avez pas fini de payer. Embouteillages, boulot, dodo, tel est votre lot si vous avez de la chance. Métro, ANPE, insomnie car problèmes d'argent pour les moins bien lotis. Votre avenir se résume à la répétition de votre présent. Vos enfants, s'ils se débrouillent, vivront peut-être dans 50 mètres carrés de plus et recouvriront de cuir les sièges de la Safrane familiale. Vous serez fiers d'eux. Ils vous amèneront les petiots en vacances dans la maison que vous achèterez dans le sud de la France une fois retraités et à bout de forces. Vous êtes des bourgeois moyens, vous savez réparer une télé et madame fait bien la cuisine. Heureusement pour elle, sinon vous la largueriez pour la même en plus jeune, étant donné que cela fait vingt ans qu'elle vous fait le coup de la migraine. La dernière fois que vous l'avez touchée remonte au dernier match France-Italie, quand vous avez agrippé fébrilement son bras parce que la France marquait à trente sec de la fin. «Excuse-moi, chérie.» Vous avez quelques soucis en ce moment; vous devez réparer la machine à laver, Jennifer s'est teint les cheveux en rouge et se révèle plus adepte des piercings que du catéchisme, Kevin a adopté un accent des banlieues des plus déplaisants. Tous deux sont médiocres, et laids. Ce doit être l'hérédité.

Citation :
A deux cents à l'heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon traîner quand nous sommes au volant, nous mêlons l'alcool à la beu, la beu à la coke, la coke aux ecstas, les mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leurs petites sœurs, qui se font de toute manière partouzer du soir au matin. Nous sommes en plein délire, emportés dans une course effrénée de gaspillage gargantuesque, de luxe luxurieux. On prend du Prozac comme vous prenez du Doliprane, on a envie de se suicider à chaque relevé bancaire, parce que c'est vraiment honteux quand on pense qu'ailleurs, il y a des enfants qui crèvent de faim, alors qu'on s'empiffre et qu'on s'en met plein le pif. Le poids de l'injustice du monde repose sur nos frêles épaules d'ex-enfants délicats. Vous, vous en êtes victimes, mais on ne peut pas vous le reprocher. De toute façon, quoi que nous fassions, c'est honteux.

Citation :
Désillusionnée avant l’âge, je dégueule sur la facticité des sentiments. Ce qu’on nomme l’amour n’est que l’alibi rassurant de l’union d’un pervers et d’une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis caparaçonnée de cynisme, mon cœur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel ; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Et bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d'enfance, les amis communs, les vacances sur la Côte, puis un dîner : les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d'autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s'engueuler, se réconcilier tout en sachant que c'est mort au fond, aller baiser ailleurs, et puis plus rien.
Souffrir...
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Mer 5 Déc 2007 - 23:03

je 'ai pas lu se livre, par contre je connai quelqun qui devrai le detester ou laimer ><
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Sam 12 Jan 2008 - 22:55

Ben, je sais que je réveille un sujet enterré et que je suis un peu en retard, mais bon..


En ce qui concerne ce livre, je l'ai lu. Contrairement à toi, je ne l'ai pas du tout, mais alors vraiment pas du tout aimé. Bon chacun son avis, et je respecte le tien.

Ce qui m'a surtout frappée, c'est que l'auteure essaie de se donner un style qu'elle n'a pas, avec la dimension pessimiste et décadente qu'elle essaie de donner à son livre. Tout ça alors que l'histoire est ce qu'il y a de plus fleur bleue et de romantique...

Autre chose encore, je n'ai pas du tout aimé l'initiative d'insérer les vers d'un poète dans son texte. J'ai trouvé que cet excès de lyrisme était un peu...baveux.

Mais bon, il a quand-même une qualité majeure, ce livre, c'est qu'il est très fluide à lire et pas du tout ennuyeux. Même s'il n'est pas profond du tout, selon moi.

Mais surtout; n'allez pas croire que je prétends détenir la vérité. C'est juste mon opinion, et je ne 'limpose à personne ^ ^
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Mar 26 Fév 2008 - 21:38

Moi je lai lu . Et j'ai aimer !
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Mar 11 Mar 2008 - 16:55

Je l'ai lu il y a un petit moment déjà, et ça va, j'ai assez bien accroché... Après, pour ce qu'il a apporté dans ma vie, je dirais rien si ce n'est un divertissement et cette phrase qui me revient sans cesse "pauvre petite fille riche"

Au fait, comment est le film ?
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Mer 12 Mar 2008 - 7:13

Hum d'après les extraits sa m'a l'air interressant tout çà...

sa tombe bien demain je dois aller à la biblio rendre des bouquins cheers

J'éditerai mon mess une fois que je l'aurai lu, en tout cas j'en avais pas encore entendu parler..!
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Dim 20 Avr 2008 - 17:22

ce livre est un de mes livres fétiches
sous ses dessous de meuf bourgeoise qui depense l argent de son pere sans compter et qui n a aucune valeur morale on est forcement obliger de s attacher a cette heroine et de la jeunesse doree et cocainee du 16 eme
et au fait dans le 16 eme tout le monde n est pas comme ca
donc voila lisez le absolument et voir le film
avec le magnifique NICOLAS DUVAUCHELLE/////////// sonic
yes
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MessageSujet: Re: Hell, Lolita Pille   Aujourd'hui à 23:20

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